Résumé IA:
En 2025, les cyberattaques ont explosé en France : fuites de données, ransomwares et attaques DDoS ont touché aussi bien des institutions publiques que des entreprises de toutes tailles.
La majorité de ces incidents exploitent des failles connues et des systèmes non mis à jour, souvent depuis des mois.
La première ligne de défense reste donc simple et accessible : maintenir ses logiciels, serveurs et applications métier à jour.
Dans le cas d’un ERP comme Odoo, utiliser une version maintenue est une mesure de sécurité essentielle.
La cybersécurité n’est plus une option : c’est un processus continu, indispensable pour protéger l’activité et les données.
Un récent bilan publié par Korben.info, basé sur des sources ouvertes et des données issues de la communauté cybersécurité, dresse un constat sans appel : les incidents de sécurité se sont enchaînés tout au long de l’année, exposant des millions de données personnelles et perturbant des services critiques.
Ce panorama doit servir d’avertissement, mais surtout de point de départ pour de bonnes pratiques concrètes, accessibles à toutes les entreprises.
Evolution des cyberattaques déclarées en France
(2019 - 2025)
Source : ANSSI, ENISA, Verizon DBIR, InCyber; données consolidées et ordres de grandeur issus de rapports publics.
Un bilan 2025 marqué par une explosion des cyberattaques
Fuites de bases de données, attaques par ransomware, intrusions dans des systèmes internes, attaques DDoS massives… l’année 2025 a été particulièrement riche en incidents de cybersécurité sur le territoire français.
Selon les informations relayées, plusieurs dizaines d’organisations françaises ont été touchées, parfois à grande échelle. Dans certains cas, ce sont des millions de comptes utilisateurs qui ont été exposés, avec des données sensibles allant de simples adresses email à des informations bien plus critiques.
Ces attaques ne sont plus marginales : elles s’inscrivent dans une logique industrielle, souvent automatisée, exploitant des failles connues et des systèmes insuffisamment maintenus.
Institutions publiques et entreprises : personne n’est épargné
Contrairement à une idée reçue encore très répandue, les cybercriminels ne ciblent pas uniquement les grandes multinationales.
En 2025, des attaques ont concerné :
des services publics et ministères,
des organismes liés à l’emploi et à la formation,
des entreprises privées de toutes tailles,
des acteurs du e-commerce, du transport, de la finance ou du secteur associatif.
La motivation est claire : l’opportunité. Un système exposé, une faille non corrigée ou un logiciel obsolète suffit à déclencher une intrusion. La taille de l’organisation importe peu face à une attaque automatisée.

Ce que révèlent réellement ces incidents de sécurité
En analysant les attaques recensées, plusieurs enseignements se dégagent :
Une grande partie des intrusions exploitent des vulnérabilités connues, parfois corrigées depuis des mois.
Les systèmes non mis à jour constituent une surface d’attaque privilégiée.
Les fuites de données se cumulent et se recoupent, facilitant ensuite le phishing, l’usurpation d’identité et la fraude.
Les attaques de type DDoS montrent que même la disponibilité des services peut être compromise, avec un impact direct sur l’activité.
Autrement dit, beaucoup de ces incidents auraient pu être évités ou fortement limités par une meilleure hygiène informatique.
La mise à jour des logiciels : première ligne de défense en cybersécurité
La cybersécurité ne commence pas par des outils complexes ou coûteux. Elle commence par une règle simple, trop souvent négligée : maintenir ses logiciels à jour.
Chaque mise à jour corrige des failles de sécurité découvertes par les éditeurs ou la communauté. Ne pas appliquer ces correctifs revient à laisser volontairement des portes ouvertes dans son système d’information.
Cela concerne :
les systèmes d’exploitation (Windows, Linux, macOS),
les serveurs,
les bases de données,
les applications métier,
les outils collaboratifs,
les ERP et logiciels de gestion.
Dans un contexte où de nombreuses attaques sont automatisées, les robots scannent en permanence Internet à la recherche de versions vulnérables. Un retard de mise à jour peut suffire.
Serveurs, postes de travail et applications métier : tout est concerné
La sécurité ne doit pas se limiter aux postes utilisateurs. Les serveurs sont souvent les premières cibles, car ils concentrent :
les données clients,
les accès internes,
les processus critiques.
Un serveur non maintenu, même s’il « fonctionne », est un risque latent. De la même manière, des postes utilisateurs obsolètes peuvent devenir des points d’entrée via des pièces jointes malveillantes ou des sites compromis.
La cohérence globale est essentielle : chaque maillon faible fragilise l’ensemble.
Cas concret : pourquoi maintenir son ERP Odoo à jour est essentiel
Dans le cas d’un ERP comme Odoo, la question de la version utilisée est directement liée à la sécurité.
Odoo applique une politique de maintenance claire : seules les versions récentes, généralement âgées de moins de trois ans, bénéficient :
des correctifs de sécurité,
des patchs sur les vulnérabilités critiques,
du support officiel de l’éditeur.
Utiliser une version obsolète signifie donc :
rester exposé à des failles connues,
ne plus recevoir de correctifs,
augmenter le risque d’exploitation ciblée ou automatisée.
Migrer vers une version maintenue d’Odoo n’est pas qu’un choix fonctionnel : c’est une mesure de sécurité à part entière, qui protège les données de l’entreprise et de ses clients.
Au-delà des mises à jour : adopter une approche globale de la cybersécurité
Maintenir ses logiciels à jour est indispensable, mais cela doit s’inscrire dans une démarche plus large, incluant notamment :
une surveillance minimale des journaux et des accès,
des sauvegardes régulières et testées,
une gestion rigoureuse des droits utilisateurs,
l’utilisation d’authentification forte lorsque c’est possible,
la sensibilisation des utilisateurs aux risques courants (phishing, mots de passe, pièces jointes).
La cybersécurité n’est pas un état, mais un processus continu.
Conclusion : la cybersécurité n’est plus une option
Le bilan des cyberattaques en France en 2025 montre une réalité simple : attendre est devenu le plus grand risque. Les attaques continueront, les techniques évolueront, mais une grande partie des incidents restent évitables avec des mesures de base correctement appliquées.
Mettre à jour ses logiciels, maintenir ses serveurs, migrer ses applications métier vers des versions supportées — notamment pour Odoo — constitue aujourd’hui un socle indispensable pour toute entreprise, quelle que soit sa taille.
Si vous utilisez Odoo ou des outils métier critiques et que vous ne savez pas si votre environnement est toujours sécurisé et maintenu, un audit technique permet d’y voir clair rapidement et de définir des priorités concrètes.
Sources
Korben.info – Hacks en France : bilan 2025
BleepingComputer – Cyberattack knocks offline France’s postal & banking services
CyberNews – France Interior Ministry data breach
https://cybernews.com/security/france-interior-ministry-beauvau-data-breach/
InCyber – Data breach: the great hemorrhage
https://incyber.org/en/article/data-breach-the-great-hemorrhage/
Brussels Signal – Wave of cyberattacks expose French digital weaknesses